le rocher du Diamant et son histoire

le rocher du Diamant et son histoire
La prise du Rocher du Diamant (mai 1805)


Jusqu'à une époque, qui n'est pas si lointaine, les navires de guerre anglais tiraient des salves d'artillerie en passant à proximité du Rocher, saluant ainsi leur ancien navire de pierre : Diamond Rock.
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# Posté le dimanche 14 janvier 2007 21:25

Ville de Saint-pierre

Les premiers colons de Martinique s'installent à Saint-Pierre dès 1635 et de là, partent à la conquête du reste de l'île. Afin d'éviter de se soumettre au joug colonisateur, les derniers autochtones de Martinique, les Caraïbes, se seraient alors suicidés en se jetant d'une falaise au nord de la ville, nommée depuis le Tombeau des Caraïbes. La ville se développe grâce à l'industrie sucrière et au commerce des esclaves. Le port de Saint-Pierre attire alors des navires et marchands du monde entier. Surnommée le Petit Paris, le Paris des Isles, la Perle des Antilles ou encore la Venise tropicale, la ville était alors le chef-lieu mais aussi la capitale économique et culturelle de toutes les Antilles. En 1900, Saint-Pierre, cas unique dans la région, possédait un équipement particulièrement moderne : un réseau d'éclairage urbain électrique, un tramway hippomobile, un théâtre de 800 places, une Chambre de Commerce, l'un des premiers asiles soignant les aliénés, un jardin botanique et un port particulièrement actif.

Le 8 mai 1902, suite à l'éruption de la Montagne Pelée, une nuée ardente rase en quelques secondes toute la ville, faisant 30 000 morts et détruisant 40 navires dans le port. Seul un prisonnier, Cyparis, protégé par les murs épais de sa cellule, put survivre à la catastrophe (un second cas, celui du cordonnier Léon Compère, est aujourd'hui toujours sujet à caution). Voir : Éruption de la Montagne Pelée en 1902.

La ville reste alors en cendres pendant plusieurs décennies avant d'être progressivement reconstruite (la Chambre de Commerce reconstruite est actuellement un des plus beaux ouvrages architecturaux de l'île).

Actuellement classée Ville d'Art et d'Histoire, l'activité de Saint-Pierre est basée essentiellement sur le tourisme et notamment sur la plongée, le port présentant de nombreuses épaves de navires.

Saint-Pierre est désormais le siège d'une troisième sous-préfecture.
Ville de Saint-pierre
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# Posté le lundi 22 janvier 2007 15:38

Saint-pierre ville d'Art et d'Histoire

Saint-pierre ville d'Art et d'Histoire
Saint-Pierre est une commune française située dans le département de Martinique et la région Martinique. Ses habitants sont appelés les Pierrotains.

Saint-Pierre est située à 31 km au nord de Fort-de-France sur la côte caraïbe au sud-ouest de la Montagne Pelée.


Pays : France
Région: Martinique
Département:Martinique
Arrondisement: Martinique
Code Insee :97225
Code postal: 97250
Maire mandat en cours : Raphael Martine depuis 2001
Intercommnalité:: communauté des communes du Nord de la Martinique
Latitude: 14° 35 Nord
Longitude :60°59 Ouest
Altitude: xm (mini) - 1 397 m (maxi)
Superficie: 3 872 ha=38.72 km
Population sans doubles comptes: 4 544 hab. (2004)
Densité:117 Hab./km



photo (Ruine du théatre)
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# Posté le lundi 22 janvier 2007 15:54

En 1902 l'érrption de la Montagne pelée détruisit entiérement Sant-Pierre faisant prés de 26000 Morts

En 1902 l'érrption de la Montagne pelée détruisit entiérement Sant-Pierre faisant prés de 26000 Morts
Bien que considéré comme dormant, la Montagne Pelée a commencée à érupter le 25 avril 1902. Au début du mois d'avril, les excursionnistes rapportent l'aspect inhabituel des vapeurs sulphureuses émises des fumerolles près du sommet. Elles ne sont pas considérées, car les fumerolles étaient souvent apparues puis disparues dans le passé.

Le 23 avril, le volcan émet une pluie légère de cendres sur ses côtés sud et ouest et des grondements souterrains.

Le 25 avril, il émet un grand nuages de roches et de cendres à son sommet, où l'Étang Sec - un bassin asséché - est localisé. Les matériaux éjectés ne produisent que des dégâts minimes.

Le 26 avril, la zone est recouverte par une couche de cendres indiquant la proximité d'une future éruption ; les autorités publiques ne s'en inquiétent pas outre mesure.

Le 27 avril, de nombreux curieux au sommet du volcan trouve l'Étang Sec rempli d'eau, formant un lac de 180 m de largeur. Il y a un cône de débris volcaniques de 15 m de haut sur un des côtés du lac, alimentant le lac d'un jet régulier d'eau bouillant. Des sons ressemblant à ceux dégagés par un chaudron d'eau bouillante proviennent du sous-sol. Une forte odeur de soufre envahit les rues de la ville et incommodent hommes et chevaux à 10 km à la ronde.

Le 30 avril, les rivières Roxelane et des Peres gonflent, charrient des rochers et des arbres arrachés au sommet. Les villages du Prêcheur et de Sainte-Philomène recoivent des jets réguliers de cendres.

Le 2 mai à 11 h 30, la montagne produit de fortes détonations, des tremblements de terre, et un panache noir de fumée s'élève. Des cendres recouvrent toute la partie nord de la Martinique. Les détonations se reproduisent dans des intervalles de 5 à 6 heures. Le journal local Les Colonies propose de repousser indéfiniment le pique-nique prévu à l'origine le 4. les animaux domestiques commencent à souffrir de la faim et de la soif, la cendre recouvrant l'herbe et souillant l'eau.

Le samedi 3 mai, le vent souffle au nord allégeant la crainte à Saint-Pierre.

Le dimanche 4 mai, les chutes de cendres reviennent et s'intensifient, les communications entre Saint-Pierre et Le Prêcheur sont coupées. Le nuage de cendres est si dense que les bâteaux côtiers n'osent plus s'approcher du port. Les habitants commencent à paniquer et à fuir l'île par les bateux à vapeur des lignes régulières. La région est recouverte d'une couche de cendres blanche "comme de la farine".

Le lundi 5 mai, la montagne paraît s'être calmée au matin ; cependant à 13 h, la mer recule de 100 mètres puis revient sous forme d'un raz-de-marée, inondant les quartiers bas de la ville, et un large nuage de fumée apparait à l'ouest de la montagne. Une paroi du cratère de l'Etang Sec s'écroule et propulse une masse d'eau bouillante et de boue, ou lahar, dans la Rivière Blanche, emportant l'usine de raffinage de canne à sucre Guérin et emportant 150 victimes, dont le patron et son épouse, sous 60 à 90 mètres de boue. Des réfugiés des villages environnant s'enfuient à Saint-Pierre, croyant y être plus en sécurité. Cette nuit, les conditions météorologiques endommagent le réseau électrique urbain : la ville est plongée dans le noir absolu.

Le mardi 6 mai, à 2 h du matin, les profondeurs de la montagne crachent des bruits sourds.

Le mercredi 7 mai à la même heure, les nuages de cendres provoquent des éclairs et les deux cratères du volcan rougeoient dans la nuit. Le jour suivant, les habiatnts continuent à quitter l'île. Dans le même temps, les ruraux de la région vienent y chercher refuge. Les journaux continuent à dire que la ville ne craint rien. Les nouvelles de la Soufrière de l'île voisine de Saint-Vincent rassurent la population que "la pression du sous-sol était allégée" et donc les risques atténués. Tout le monde n'était pas rassuré, loin de là. Pour exemple, le Capitaine Marina Leboffe, du navire Orsolina, refuse d'embarquer la moitié de sa cargaison de sucre, en dépit des protestations des expéditeurs, du refus des autorités portuaires et des menaces d'être arrêté. Le Gouverneur Moutett et son épouse reste sur l'île. Le soir, le volcan semble s'être apaisé.


L'éruption principale
Le matin, le jeudi 8 mai, jour de commémoration de l'Ascension, les habitants observent des incandescences au sommet du volcan. L'opérateur du télégraphe de nuit transmet le rapport sur l'activité du volcan, à un opérateur de Fort-de-France, ne déclarant pas de nouveaux développements ; son dermier mot est "Allez", rendant la ligne à l'opérateur de distance. Il est 7 h 52 ; la ligne est coupée la seconde suivante. Un bateau de réparation de câble voit directement la destruction de la ville ; un dense nuage noir s'est réparti horizontalment au-dessus du volcan. Un seconde nuage noir forme un panache monstrueux en forme de champignon visible à 100 km à la ronde. La vitesse initiale des deux nuages a été calculée plus tard à 670 km/h.

Une nuée ardente dévale les pentes du volcan à une vitesse monstruseuse, apparaissant noir et lourde mais rouge et brûlante à l'intérieur. Elle atteint la ville en une minute, enflammant à son contact tout combustible, couvrant la ville entière.

Des précipations surviennent alors, entraînant des torrents de boue qui se chargent d'achever la destruction de la ville. Pendant de nombreuses heures, toute communication ést coupée aussi bien par terre que par mer. Personne ne sait ce qui s'est passé, ni qui a autorité sur l'île, le gouverneur étant lui aussi dans la ville. Quelques rescapés sont tirés de la mer ; le plus souvent des marins, tous affreusement brûlés, qui ont été emportés par le souffle dans la mer et se sont accrochés à quelque débris flottant.

Un premier navire de guerre arrive à 12 h 30, mais la chaleur l'empêche de s'approcher avant 15 h. La ville brûle de nombreux jours.

La nuée ardente a dévasté une superficie de 16 km² et le reste de la ville est la proie des flammes.

Le nuage est composé de poussières, de vapeurs et de gaz volcaniques surchauffés avec des tempérautres de l'ordre de 1000 °C.

Saint-Pierre, qui était la préfecture de la Martinique, était peuplée de environ 26 000 hab., auxquels s'étaient rajoutés les réfugiés des explosions mineures et des torrents précédent les nuées ardentes. Il y eut pitoyablement peu de survivants : Louis-Auguste Cyparis, un prisonnier qui a été sauvé par l'épaisseur des murs de son cachot, et Léon Compère-Léandre, un cordonnier qui vivait à la périphérie de la ville. D'autres sources citent Havivra Da Ifrile, une petite fille. Une femme, une domestique, a survécu à la nuée ardente mais périt de ses brûlures ; la seule chose dont elle se souvenait était la brusque montée de chaleur. Elle mourut très peu de temps après qu'on l'ait découverte. Sont aussi considérés comme victimes les passagers et les équipages de bateaux accostés dans le port.



La Montagne Pelée continua son éruption jusqu'au 4 juillet 1905.

Le 20 mai, une éruption semblable à la première par le type et la force eut lieu. Lors d'une puisante explosion le 30 août 1902, une nuée ardente s'écoula plus à l'est que celles du 8 et du 20 mai. Bien que moins puissante que les deux premières, elle tua au moins 800 personnes au Morne-Rouge, 250 à Ajoupa-Bouillon, 25 à Basse Pointe et 10 à Morne Capot. C'est la dernière éruption mortelle jusqu'à nos jours.

Les conséquences sur la vie sociale, politique économique de la Martinique furent considérables. C'est Fort de France qui allait remplacer Saint Pierre comme ville principale de la Martinique. De nombreux enfants se retrouvèrent orphelins, d'où la création de l'orphelinat de l'Espérance à Fort de France. Enfin une partie de la population sinistrée fut relogée dans d'autres communes de Martinique, sur la côte nord-atlantique et dans le sud de l'île. D'autres partirent sur la Guadeloupe, Sainte Lucie, la Guyane, le Panama et le Vénézuela.

L'étude des causes de ce désastre marque le début de la volcanologie moderne avec la définition et l'analyse du risque volcanique le plus mortel : les écoulements pyroclastiques ou nuées ardentes. L'éruption a aussi donné son nom au type d'éruption "péléen". Parmi ceux qui ont étudié la Montagne Pelée, il y a Angelo Heilprin et Antoine Lacroix. L'illustrateur Lacroix est le premier à avoir décrit précisément une nuée ardente.

Les destructions causées par l'éruption de 1902 sont rapidement publiées par les moyens récents de communication. Il attira l'attention du public et des gouvernements sur les risques et les dangers d'un volcanisme actif.
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# Posté le lundi 22 janvier 2007 16:11

La montagne Pelée avant 1902

La montagne Pelée avant 1902
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# Posté le lundi 22 janvier 2007 16:15